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Thai vocational students completing an anonymous online cannabis health literacy survey in a vocational classroom

Science

Lecture : 10 min

Après le changement de politique de 2022, les étudiants thaïlandais de l’enseignement professionnel connaissent peu le cannabis et la santé

Une enquête transversale menée auprès de 555 étudiants thaïlandais de l’enseignement professionnel a révélé que 55.0% avaient de faibles connaissances sur le cannabis et que 48.8% présentaient une faible littératie en santé liée au cannabis après la décriminalisation de juin 2022 en Thaïlande, selon l’étude publiée dans le Journal of Cannabis Research.

Un établissement, 555 réponses valides

L’étude a porté sur des élèves de l’enseignement secondaire professionnel dans un établissement professionnel d’une province du nord-est de la Thaïlande. Les chercheurs ont mené une enquête en ligne de janvier à mars 2024, en invitant les 2,656 étudiants éligibles. Au total, 555 étudiants ont fourni des réponses valides, soit un taux de réponse de 20.9%.

Les chercheurs ont utilisé deux instruments distincts comportant chacun 15 questions : l’un mesurait les connaissances sur le cannabis et l’autre la littératie en santé liée au cannabis. Ils ont ensuite utilisé une analyse bivariée et trois modèles de régression multivariable pour examiner les scores de connaissances, les scores de littératie en santé et l’expérience de consommation de cannabis. Ce dispositif peut mettre en évidence des relations entre les facteurs mesurés, mais il ne permet pas d’établir qu’un facteur en a causé un autre ni de montrer comment les scores ont évolué au fil du temps.

La page de Springer Nature présente l’article comme un manuscrit en accès anticipé non révisé, qui fera l’objet de modifications supplémentaires avant sa publication définitive. Cette mention est importante pour interpréter les résultats, même si l’échantillon étudié, les mesures utilisées et les principaux résultats sont clairement exposés dans le résumé publié. Les principaux chiffres de l’étude sont les suivants :

Le contexte de l’enquête est important, car les résultats décrivent un groupe défini d’étudiants de l’enseignement professionnel, et non les étudiants thaïlandais dans leur ensemble. Il n’est pas possible de tirer une estimation nationale d’un seul établissement, et le taux de réponse signifie que les étudiants ayant répondu ne représentent peut-être pas toutes les personnes éligibles.

Une reconstitution éditoriale du contexte de l’étude pourrait montrer :

Des étudiants thaïlandais de l’enseignement professionnel remplissent une enquête anonyme en ligne sur la santé liée au cannabis dans une salle de classe
Une reconstitution éditoriale du contexte de l’enquête en ligne utilisée dans l’étude consacrée aux étudiants thaïlandais de l’enseignement professionnel.

Les connaissances et la littératie en santé étaient toutes deux faibles

Dans l’ensemble, les résultats concernant les connaissances étaient faibles. Le score moyen de connaissances sur le cannabis était de 7.23 sur 15, avec un écart-type de 4.43 ; 55.0% des répondants ont été classés dans la catégorie des faibles connaissances. Le score moyen de littératie en santé liée au cannabis était de 41.72 sur 75, avec un écart-type de 12.72, et 48.8% ont été classés dans la catégorie de faible littératie en santé.

Les deux principales mesures peuvent être présentées côte à côte :

Résultats déclarés concernant les connaissances sur le cannabis et la littératie en santé chez les étudiants thaïlandais de l’enseignement professionnel interrogés
MesureInstrumentScore moyenÉtudiants classés dans la catégorie faibleSource
Connaissances sur le cannabis15 questions7.23/1555.0%Étude sur les étudiants thaïlandais de l’enseignement professionnel
Littératie en santé liée au cannabis15 questions41.72/7548.8%Étude sur les étudiants thaïlandais de l’enseignement professionnel

La différence entre les deux pourcentages ne doit pas masquer le constat plus général : les performances faibles étaient fréquentes pour les deux mesures. L’étude ne présente pas le résultat comme une question de savoir si les étudiants avaient déjà entendu parler du cannabis. Elle met plutôt en évidence des limites dans ce que les étudiants savaient et dans leur capacité à traiter efficacement les informations de santé qui s’y rapportent.

La proportion classée dans la catégorie faible était importante pour les deux mesures :

Part des étudiants interrogés ayant obtenu un score faible (%)

Part des étudiants interrogés ayant obtenu un score faiblePart des étudiants interrogés ayant obtenu un score faible — values in %Faibles connaissances sur le cannabis55.0Faible littératie en santé liée au cannabis48.8

Les connaissances ne se traduisaient pas automatiquement en littératie en santé

L’étude n’a trouvé aucune association statistiquement significative entre le niveau de connaissances et le niveau de littératie en santé. Le résultat rapporté était χ2[4] = 7.04, avec p = 0.134. En pratique, les données ne montraient pas que les étudiants classés à un certain niveau de connaissances factuelles étaient nécessairement classés à un niveau correspondant de littératie en santé.

Cette distinction constitue le principal message de santé publique de l’étude. Les auteurs considèrent que la littératie en santé ne se limite pas à la capacité de se rappeler des faits et recommandent de renforcer les compétences en évaluation critique, en communication, en autogestion et en littératie numérique en santé. Un étudiant peut être confronté à une information sans disposer des outils nécessaires pour en juger la fiabilité, communiquer au sujet de préoccupations de santé ou prendre des décisions éclairées. L’article l’exprime directement :

Les connaissances factuelles seules ne se traduisent pas nécessairement par une littératie fonctionnelle en santé liée au cannabis.

Auteurs de l’étude

Pour les établissements scolaires, ce résultat s’oppose à ce qu’une seule séance d’information ou un test de connaissances soit considéré comme une mesure complète de la préparation des élèves. La recherche soutient une approche plus large, dans laquelle les étudiants apprennent à évaluer les affirmations et les sources, à poser des questions, à communiquer avec des personnes de confiance et à gérer les informations de santé dans les environnements numériques.

Cette distinction limite également ce que l’on peut déduire des scores moyens. Un score de connaissances plus faible ne décrit pas à lui seul la capacité d’un étudiant à demander de l’aide ou à évaluer une information, tout comme un score factuel plus élevé ne prouve pas la présence de ces compétences plus larges.

Une deuxième reconstitution éditoriale pourrait illustrer le processus de recherche sans présenter les étudiants ou les résultats comme un échantillon national :

Des chercheurs thaïlandais examinent des questionnaires sur les connaissances relatives au cannabis et la littératie en santé dans un bureau universitaire
Des chercheurs examinent les deux outils d’évaluation utilisés pour étudier les connaissances sur le cannabis et la littératie en santé.

La formation antérieure était associée à de meilleurs scores

Les analyses ajustées ont mis en évidence plusieurs facteurs associés aux deux types de scores. Une formation antérieure sur le cannabis et la consommation d’autres substances étaient associées à des scores de connaissances plus élevés. Le sexe masculin et l’inscription en 3e année étaient associés à des scores de connaissances plus faibles. Pour la littératie en santé, une formation antérieure sur le cannabis et la qualité des relations familiales étaient associées à des scores plus élevés, tandis que le sexe masculin ne présentait qu’une faible association ajustée avec une littératie en santé plus faible.

L’expérience de consommation suit un autre schéma

Le modèle étudiant l’expérience de consommation de cannabis a produit un ensemble distinct d’associations. Les rapports de cotes rapportés étaient les suivants :

  • Consommation d’autres substances : rapport de cotes (OR) 4.115.
  • Formation antérieure sur le cannabis : rapport de cotes (OR) 3.683.
  • Sexe masculin : rapport de cotes (OR) 2.621.
  • Inscription en 2e année : rapport de cotes (OR) 1.733.
  • Qualité des relations familiales : rapport de cotes (OR) 1.558.

Ces chiffres doivent être lus comme des associations au sein de l’échantillon interrogé, et non comme des prédictions concernant un étudiant donné ni comme la preuve qu’un facteur cité a causé l’expérience de consommation de cannabis. Le dispositif transversal consigne les conditions et les réponses pendant la période de l’étude ; il ne permet pas de déterminer ce qui est survenu en premier.

Le lien avec la formation antérieure est particulièrement important pour l’interprétation. La formation était associée à des scores plus élevés de connaissances et de littératie en santé, mais elle était également associée à l’expérience de consommation de cannabis dans le modèle concerné. Les données seules ne permettent pas d’expliquer ce chevauchement. Les étudiants peuvent être exposés à une formation pour différentes raisons, et l’enquête n’a pas été conçue pour étudier le moment ou le contenu de cette exposition à la formation.

La qualité des relations familiales apparaissait à la fois dans les analyses de la littératie en santé et dans celles de l’expérience de consommation. Les auteurs ne présentent pas ce facteur comme une simple caractéristique protectrice ou nuisible. Il met plutôt en évidence l’environnement social comme un facteur susceptible de compter parallèlement à l’enseignement formel, ce qui pourrait influencer la manière dont les établissements scolaires communiquent avec les étudiants et les familles.

Les résultats s’inscrivent dans un paysage politique thaïlandais en évolution

L’étude situe sa question dans la période qui a suivi la décriminalisation de juin 2022 en Thaïlande, laquelle, selon les auteurs, a fortement accru l’exposition des adolescents. Ce contexte politique ne transforme pas l’enquête en analyse juridique, mais il explique pourquoi les connaissances et la littératie en santé sont devenues des questions urgentes pour les établissements d’enseignement professionnel.

Le cadre actuel de la Thaïlande ne doit pas être confondu avec le modèle espagnol des clubs réservés aux membres. Le cannabis est vendu dans des dispensaires agréés en vertu du droit thaïlandais, tandis que les documents de politique publique fournis pour ce rapport décrivent un système en évolution dans lequel les ventes et les activités connexes nécessitent une autorisation. Le gouvernement a réaffirmé que le cannabis n’est pas entièrement légalisé, et les informations de politique publique fournies indiquent que les fleurs de cannabis sont soumises à des contrôles stricts.

Un projet de loi sur le cannabis et le chanvre limiterait le cannabis à l’usage médical, obligerait les boutiques de cannabis à fonctionner sous supervision clinique et étendrait les contrôles à la culture. Le gouvernement a également sollicité l’avis du public sur le projet de loi relatif au cannabis et au chanvre. Ces évolutions sont des propositions et des orientations politiques, et ne justifient pas de décrire le cannabis comme largement dépourvu de restrictions. Elles renforcent toutefois l’argument de l’étude selon lequel les étudiants ont besoin d’informations de santé fiables tandis que les règles continuent d’évoluer.

Les principales étapes de la politique publique et de la recherche sont les suivantes :

Pour les lecteurs qui cherchent à relier le débat politique à la recherche, le point essentiel est le suivant :

Ce que les établissements scolaires peuvent tirer des données

Les auteurs appellent à mettre en place des interventions en milieu scolaire qui répondent à l’écart entre les connaissances factuelles et la littératie fonctionnelle en santé. Leurs recommandations portent sur des compétences applicables dans des environnements informationnels en évolution :

  • Apprendre aux étudiants à évaluer de manière critique les affirmations relatives à la santé et les sources numériques.
  • Renforcer les compétences en communication afin que les étudiants puissent aborder de manière responsable les questions de santé liées au cannabis.
  • Développer les compétences d’autogestion plutôt que de s’appuyer uniquement sur la mémorisation de faits.
  • Intégrer la littératie numérique en santé à l’enseignement en milieu scolaire.
  • Accorder une attention particulière aux étudiants de sexe masculin, aux étudiants n’ayant pas reçu de formation antérieure sur le cannabis et aux étudiants ayant une expérience de consommation d’autres substances.

Ces recommandations ne signifient pas qu’un seul programme conviendrait à tous les établissements d’enseignement professionnel. Elles découlent des tendances précises observées dans cet échantillon : la formation antérieure était associée à de meilleures connaissances et à une meilleure littératie en santé, mais les connaissances et la littératie en santé n’étaient pas significativement liées l’une à l’autre. Toute intervention devrait donc mesurer davantage que la seule capacité des étudiants à répondre à des questions factuelles.

Ce que l’étude ne permet pas de déterminer

L’enquête offre un aperçu utile, mais ses limites définissent les frontières de ce que l’on peut en dire. Elle ne compare pas les étudiants avant et après juin 2022, n’établit pas la prévalence nationale d’un faible niveau de connaissances ou de littératie en santé et ne montre pas si les relations observées se retrouveraient dans d’autres provinces ou contextes éducatifs.

Les principales questions des lecteurs doivent donc recevoir des réponses prudentes :

Questions sur l’étude consacrée aux étudiants thaïlandais de l’enseignement professionnel

L’étude représente-t-elle tous les étudiants thaïlandais de l’enseignement professionnel ?

Non. Elle a interrogé des étudiants dans un seul établissement professionnel d’une province du nord-est de la Thaïlande. Sur les 2,656 étudiants éligibles, 555 ont fourni des réponses valides.

L’étude prouve-t-elle que le changement de politique de 2022 a causé la faible littératie en santé ?

Non. L’enquête était transversale et ne peut pas établir de causalité ni mesurer les changements au fil du temps. Elle examine les étudiants pendant la période qui a suivi le changement de politique publique.

Une formation antérieure sur le cannabis garantit-elle une meilleure littératie en santé ?

Non. La formation antérieure était associée à des scores plus élevés de littératie en santé, mais l’étude n’a pas trouvé d’association statistiquement significative entre le niveau de connaissances et le niveau de littératie en santé.

Que recommande l’étude aux établissements scolaires ?

Les auteurs recommandent des interventions en milieu scolaire qui développent l’évaluation critique, la communication, l’autogestion et la littératie numérique en santé, en portant une attention particulière aux groupes identifiés dans les analyses ajustées.

Pris ensemble, les résultats conduisent à quatre conclusions étayées :

Sources

  1. Farmer killed after tractor overturns into Ayutthaya canal (khaosodenglish.com)
  2. Former Japanese idol leaves group and launches career on adult platform (khaosodenglish.com)
  3. Thai Economy Slows in Q2 as Energy Costs and Travel Disruptions Hit Tourism (thaienquirer.com)
  4. Thai Enquirer News Summary – July 31, 2026 (thaienquirer.com)
  5. Thailand cannabis draft law targets medical use and shop controls (nationthailand.com)
  6. Government emphasizes cannabis is not fully legalized; ministry strictly controls flower buds (en.thairath.co.th)
  7. Thailand’s Wellness Ambitions Threatened by Research ‘Valley of Death’ (nationthailand.com)
  8. Thailand’s Cannabis and Hemp Act Revived: The July 2026 Draft (cannabisforthailand.com)
  9. Government Continues to Gather Feedback on Cannabis and Hemp Bill Until 1 July (en.thairath.co.th)